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En plus des ateliers de la série Grands Maîtres, des ateliers État de la situation et des ateliers sur la Practique professionnelle, le congrès 2012 de l'Ordre présente aussi une vaste sélection d'ateliers de formation. Ceux-ci sont présentés dans des formats de 2 heures, 3 heures ou 5 heures. Avec des thématiques variées, ils touchent les psychologues de tous les secteurs de pratique.
M. Gilles Biron, psychologue et Dre Marie-Claude Guay, neuropsychologueQue ce soit dans le réseau public ou au privé, le psychologue est régulièrement appelé à clarifi er et identifi er les besoins particuliers de clients présentant des difficultés d’apprentissage atypiques. Dans plusieurs cas, ces difficultés s’avèrent associées à la dyslexie. Bien qu’il s’agit d’une condition d’origine neurobiologique, les conséquences négatives de ce trouble développemental peuvent être considérablement atténuées par des interventions rapides de remédiation et par la mise en place de mesures d’adaptation, d’où l’importance d’identifier le plus efficacement possible cette condition.
L’Ordre des psychologues produira d’ici le congrès des lignes directrices à l’intention de ses membres pour baliser l’exercice de l’évaluation de la dyslexie. Ces lignes, basées sur les connaissances actuelles et sur des recherches récentes, visent à mettre en place des pratiques évaluatives rigoureuses qui permettent d’identifier efficacement les élèves dyslexiques, tout en les distinguant de ceux qui présentent plutôt des difficultés, un simple retard scolaire ou un autre trouble. Cet atelier vous présente une démarche d’évaluation de ce trouble d’apprentissage ainsi que le modèle théorique sur lequel elle s’appuie. Cette démarche repose sur des critères diagnostiques reconnus, tient compte de l’état actuel des connaissances et encourage la mise en place de pratiques évaluatives rigoureuses.
- Actualisation des connaissances.
- Appropriation d’un modèle théorique.
- Adhésion à une démarche rigoureuse d’évaluation.
Gilles Biron est psychologue scolaire, membre du conseil d’administration de l’ordre, membre actif de l’Association québécoise des psychologues scolaires (AQPS), animateur et formateur, collaborateur à l’Ordre pour l’élaboration de documents reliés au milieu scolaire, dont la rédaction des lignes directrices pour l’évaluation de la dyslexie chez les enfants. Il exerce à la fois dans le milieu de l’éducation et en pratique privée.
Dre Marie-Claude Guay, neuropsychologue, membre du conseil d’administration de l’ordre et professeure chercheure au Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle collabore à l’élaboration des lignes directrices de l’Ordre pour l’évaluation de la dyslexie chez les enfants. Ses principaux intérêts de recherche portent sur l’évaluation des troubles et l’intervention auprès de jeunes qui présentent des difficultés d’adaptation et d’apprentissage.
Dre Pascale Brillon, psychologueAider une victime souffrant de stress post-traumatique est une entreprise complexe, car ce trouble est souvent réfractaire au traitement et interpelle douloureusement l’intervenant. Cet atelier abordera les impasses thérapeutiques potentielles dans le traitement des victimes de traumatisme et proposera des pistes de réflexion et d’intervention. Il présentera des stratégies d’intervention avancées et répondra aux questions suivantes : J'ai tout essayé avec ce client traumatisé et il souffre toujours autant… Pourquoi? Cette victime ne se ressent pas émotivement. Quelles sont les étapes de saine gestion émotionnelle qui pourraient l’aider? J’ai tenté la restructuration cognitive, mais cette interprétation reste toujours aussi ancrée et elle entraîne beaucoup de souffrance… Pourquoi? Que faire? Cette victime continue à éviter des situations qui sont associées au trauma. Comment l’aider alors que l’exposition graduelle in vivo ne fonctionne pas? Cette personne est submergée par des reviviscences douloureuses. Que faire lorsqu’une victime ne veut pas parler de ce qu’elle a vécu? La victime ne dort plus, car elle est envahie par des cauchemars post-traumatiques. Comment cibler directement ce symptôme à l’aide de stratégies spécifiques? Comment adapter mon travail lors de présence de traits narcissiques chez la victime? Puis-je influencer une tendance à la victimisation avec mon attitude thérapeutique?
- Identifier les impasses thérapeutiques les plus fréquentes.
- Comprendre leurs causes et maîtriser des pistes de réflexion et d’intervention potentielles.
- Acquérir des connaissances sur des stratégies d’intervention avancées ciblant spécifiquement les reviviscences et les cauchemars post-traumatiques.
- Mieux connaître l’impact de traits narcissiques du client sur le traitement.
- Travailler stratégiquement à l’égard des gains secondaires potentiels de la victime
Cette formation s’adresse aux psychologues ayant déjà suivi une formation sur le TSPT, qui ont une pratique régulière avec des victimes et qui maîtrisent déjà les traitements cognitivo-comportementaux de base.
Dre Brillon est superviseure clinique à la Clinique des troubles anxieux de l’Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal et se spécialise dans le traitement du trouble de stress post-traumatique. Elle est l’auteure de deux ouvrages : un guide à l’intention des thérapeutes ainsi qu’un livre à l’intention des victimes. Dre Brillon offre des formations dans toute la francophonie.
Dr Sébastien Bouchard, psychologueNous savons aujourd’hui qu’une large part des patients présentant un trouble de la personnalité peuvent grandement tirer avantage d’une psychothérapie à long terme (deux à cinq ans). Cela dit, pour nombre de cliniciens, les premiers instants de l’établissement du projet thérapeutique avec ces types de patients demeurent marqués par un certain sentiment de confusion et par de nombreux questionnements. Cette formation visera à permettre aux participants de mieux séquencer et organiser les six à huit premières séances avec les patients aptes à entreprendre un suivi psychothérapeutique à long terme axé sur la personnalité. En particulier, nous explorerons les facteurs structurels communs aux quatre principales approches thérapeutiques de l’axe II et nous nous familiariserons avec le nouveau modèle diagnostique dimensionnel/prototypique de l’axe II du DSM-V. Enfin, diverses présentations de cas nous permettront d’illustrer l’importance de la clarification du cadre de travail dans cette phase dite de « préthérapie ».
- Mieux connaître les postulats de base et la philosophie de traitement des approches efficaces.
- Se familiariser avec le nouveau modèle diagnosic dimensionnel/prototypique de l’axe II du DSM-V.
- Connaître les facteurs communs aux quatre principales approches thérapeutiques de l’axe II.
- Apprendre à mieux structurer les 6 à 8 premières séances d’un suivi psychothérapeutique long terme axé sur les troubles relationnels et la personnalité.
Dr Bouchard se spécialise dans l’étude et le traitement des troubles sévères de la personnalité depuis une douzaine d’années. Il a développé cette expertise au Centre de traitement Le Faubourg Saint-Jean du Programmeclientèle des troubles sévères de la personnalité de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec. Il poursuit depuis peu une carrière universitaire à la TÉLUQ et pratique la psychothérapie en bureau privé à la Clinique des troubles relationnels de Québec.
Dr Claude Blondeau, psychiatreCet atelier propose au clinicien, à travers diverses présentations de cas et extraits vidéo, de se familiariser avec les situations cliniques pour lesquelles un traitement pharmacologique est indiqué en adjonction. Les grands syndromes nécessitant le plus souvent un recours à la médication seront abordés au cours de cette formation : dépression sévère, trouble anxieux envahissant, bipolarité, psychose, impulsivité associée à divers troubles de la personnalité… Les principaux mécanismes d’action de chacune des grandes classes de psychotropes seront révisés (antidépresseurs, stabilisateurs de l’humeur, antipsychotiques, benzodiazépines…). Les effets bénéfiques attendus ainsi que les effets secondaires potentiels des traitements seront également exposés. L’atelier proposera aussi quelques repères cliniques permettant de différencier les manifestations symptomatiques du patient des effets secondaires liés à la médication. Les situations cliniques pour lesquelles un traitement pharmacologique ne devrait généralement pas être envisagé seront aussi présentées. Nous nous intéresserons également aux aspects psychodynamiques liés à la prise de médication (enjeux transféro-contre-transférentiels, résistances…) et aux divers facteurs pouvant influencer l’observance au traitement. Les données probantes concernant l’efficacité des traitements combinés psychothérapie/psychopharmacologie seront également discutées.
- Reconnaître les situations cliniques qui nécessitent un traitement psychopharmacologique en adjonction au suivi psychothérapeutique.
- Reconnaître les situations cliniques pour lesquelles un traitement psychopharmacologique serait contre-indiqué.
- Se familiariser avec les principales classes de médicaments psychotropes, leurs indications et les effets secondaires potentiels.
- Connaître les facteurs favorisant l’observance à un traitement pharmacologique.
- Repérer les enjeux psychodynamiques associés à la prise de médication.
Psychiatre et psychologue de formation, Dr Claude Blondeau travaille au Pavillon Albert-Prévost de l’Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, au programme des maladies affectives (unité d’hospitalisation et consultation externe). Il oeuvre également comme thérapeute et superviseur au module psychodynamique du Centre des psychothérapies du Pavillon Albert-Prévost. Ses champs d’intérêt principaux sont les troubles dépressifs résistants, la psychopharmacologie, la psychothérapie et la recherche clinique.
Mme Carole Lane, psychologueLes données de la littérature sur la prévention du suicide sont abondantes pour la prévention primaire. Toutefois, l’évaluation clinique du potentiel suicidaire et la distinction entre le risque et l’urgence suicidaire dans les populations pédiatrique et adolescente demeurent moins documentées. Cela tient au fait que les manifestations sont difficiles à cerner durant cette période de tumultes, de changements et de multiples adaptations. La place stratégique du psychologue et des autres intervenants œuvrant dans le réseau est essentielle pour repérer une telle crise suicidaire à l’adolescence. L’évaluation clinique des enjeux et du risque suicidaire est la pierre angulaire de cette intervention de crise et constitue un moment fécond où une action thérapeutique est possible.
Le Conseil canadien d’agrément des services de santé a élevé au rang de pratique organisationnelle requise (POR) l’évaluation du risque suicidaire. Il a établi des normes précises à respecter par chaque établissement concerné. Dans le cadre de cette démarche, le CHU Sainte-Justine a reconnu le rôle de premier plan du psychologue dans l’évaluation du risque suicidaire et dans l’élaboration des modalités d’interventions auprès de sa clientèle. Cet atelier correspond à la formation offerte dans un premier temps aux psychologues de l’institution et visant, à l’intérieur de l’entrevue clinique, à reconnaître la présence d’une crise suicidaire et à évaluer le risque et l’urgence en vue d’une intervention adéquate.
- Savoir détecter les situations à risque suicidaire chez l’enfant et l’adolescent.
- Évaluer l’urgence et le risque d’une crise suicidaire.
- Reconnaître les moyens d’intervention de première ligne.
Carole Lane est psychologue clinicienne au Programme de psychiatrie, neurodéveloppement et génétique du CHU Sainte-Justine. Au même centre hospitalier, elle travaille depuis 1989 à l’Unité d’hospitalisation psychiatrique des adolescents et a aussi collaboré à l’Équipe de crise pendant 10 ans.
Maryse St-Onge, psychologue, adjointe gestionnaire clinico-administrative, Programme psychiatrie, neurodéveloppement et génétique, CHU Sainte-Justine.
Dr Jacques Forest, psychologue, CRHADepuis les dernières années, de plus en plus de recherches provenant de la psychologie positive démontrent que les individus connaissant et faisant une utilisation consciente de leurs forces personnelles en retirent plusieurs bénéfi ces, allant d’un plus grand sentiment de bien-être à une diminution de leurs symptômes dépressifs. En tant que psychologues, nous pouvons jouer un rôle important dans l’identification et le développement de ces forces chez nos clients. Spécialisés en psychologie positive, les auteurs proposeront un tour d’horizon du courant des forces. L’atelier débutera par un retour sur les fondements de la psychologie positive et sur les bases théoriques sous-jacentes au courant des forces. Les principales écoles de pensée, les instruments utilisés et les résultats de recherche seront exposés de façon simple et structurée afin que le participant ait un portrait d’ensemble du courant. La deuxième partie de l’atelier sera ensuite consacrée précisément aux interventions basées sur les forces. Les interventions ayant obtenu des résultats scientifiquement validés seront d’abord présentées, puis les principaux modèles d’intervention proposés par les divers auteurs du domaine seront revus et discutés. Enfin, l’atelier se terminera par une troisième partie pratique où les participants auront l’occasion de mettre en application les concepts abordés.
- Définir ce qu’est une force.
- Distinguer les écoles de pensées composant le courant des forces ainsi que leurs contributions.
- Identifier les interventions dont l’effet a été scientifiquement démontré.
- Comprendre les principales étapes d’intervention proposées par les auteurs dans le domaine.
- Appliquer les notions vues dans un contexte pratique.
Dr Forest est professeur en comportement organisationnel à l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal, psychologue organisationnel et conseiller en ressources humaines agréé (CRHA). Ses travaux s’inscrivent dans l’approche de la psychologie positive.
Philippe Dubreuil, doctorant en psychologie, Université de Sherbrooke
Mme Ghislaine Labelle, psychologue, CRHALes conflits interpersonnels ou d’équipe constituent l’une des plus importantes sources d’inefficacité organisationnelle au travail. Quel est le rôle des professionnels de la santé, des gestionnaires et des employés à cet égard? Comment favoriser chez la personne une prise en charge de sa problématique avant qu’elle n’affecte sa santé psychologique? Que peuvent faire les gestionnaires pour prévenir les conflits au travail? Voici un atelier qui vous aidera non seulement à déceler les signes précurseurs d’un conflit, mais surtout à désamorcer les situations conflictuelles et à les transformer en collaboration!
- Reconnaître les croyances personnelles et son style de comportement associés au conflit.
- Savoir détecter les signes précurseurs du conflit.
- Déterminer les interventions appropriées selon le stade du conflit.
- Connaître les interventions requises pour résoudre un conflit selon le rôle ou la position occupée vis-à-vis de la personne qui vit la situation conflictuelle.
Ghislaine Labelle est présidente du Groupe Conseil SCO, firme-conseil spécialisée en santé organisationnelle. Psychologue organisationnelle et conférencière, Mme Labelle offre des conférences et des formations sur diverses thématiques liées à la santé organisationnelle. Elle est l’auteure des ouvrages Comment désamorcer les conflits au travail, Calming the Waters at Work, How to Deal with Workplace Conflicts, Une équipe du tonnerre, et co-auteure de Conversations déterminantes. Elle a effectué plusieurs études du climat de travail et a à son actif de nombreuses interventions de consolidation d’équipe, de prévention et de résolution de conflits en milieu de travail.
Dr Sven Joubert, psychologueLes changements cognitifs qui surviennent au cours du vieillissement normal sont fréquents et affectent des domaines aussi variés que la mémoire, le langage, l’attention, les fonctions exécutives, etc. Ces changements se distinguent de ceux que l’on observe dans le vieillissement pathologique, qui peuvent être causés par de multiples affections d’origine neurologique ou psychologique. Cet atelier abordera dans un premier temps les recherches récentes portant sur la plainte cognitive dans le vieillissement et sa relation avec la présence de perturbations cognitives objectives chez une clientèle vieillissante. L’atelier abordera ensuite les modifications des fonctions cognitives les plus fréquentes qui sont associées au vieillissement normal. Par ailleurs, les troubles cognitifs associés aux principales démences neurodégénératives et leur mode d’apparition seront abordés ainsi que les outils permettant leur dépistage. Les modifications de l’humeur pouvant survenir dans un contexte de démence et leur association aux troubles cognitifs seront aussi discutées. L’atelier abordera ensuite les plus récents développements dans le domaine de la recherche clinique sur les meilleurs outils de diagnostic précoce des démences, incluant les tests neuropsychologiques et les nouvelles méthodes de neuro-imagerie. Enfin, les différentes perspectives de prise en charge de personnes âgées présentant des troubles cognitifs seront discutées. Cet atelier prendra la forme d’une présentation magistrale, avec le soutien d’une présentation assistée par ordinateur (PowerPoint).
Se familiariser avec :
- les changements cognitifs qui surviennent dans le vieillissement normal;
- les affections pouvant causer un dysfonctionnement de la mémoire et de la cognition dans le vieillissement;
- les principales formes de démence pouvant survenir au cours du vieillissement;
- les différents troubles psychologiques pouvant survenir au cours du vieillissement et leurs impacts sur le plan cognitif;
- les différentes perspectives de prise en charge des personnes âgées présentant des troubles cognitifs.
Dr Joubert est professeur agrégé au Département de psychologie de l’Université de Montréal, spécialisé en neuropsychologie clinique. Ses recherches portent sur les perturbations cognitives qui surviennent dans le stade précoce de certaines maladies neurodégénératives du
cerveau telles que la maladie d’Alzheimer, la démence frontotemporale et la démence sémantique.
Dre Nathalie Garcin, psychologueLe Collège des médecins du Québec et l’Ordre des psychologues du Québec ont publié, en 2012, les lignes directrices pour l’évaluation clinique des troubles du spectre de l’autisme (TSA). Lors de la formation seront abordées les meilleures pratiques et les connaissances actuelles dans le domaine du diagnostic des TSA. Les guides de pratiques exemplaires en matière de diagnostic, une discussion sur les taxonomies et systèmes de classification existants (DSM-IV et DSM-V), un exposé des outils les plus reconnus en matière d’évaluation, le diagnostic différentiel des TSA et les plus récentes recherches dans le domaine seront également à l’ordre du jour. Des vidéos et des sites Web seront présentés aux participants pour les aider dans leur pratique actuelle. Le psychologue qui participera à cet atelier pourra mieux comprendre son rôle professionnel dans le processus du diagnostic et assurer un service de qualité à sa clientèle.
- Connaître son rôle professionnel en matière de diagnostic psychologique des TSA.
- Connaître les outils recommandés pour l’évaluation des TSA.
- Reconnaître les autres troubles sous-jacents et le diagnostic différentiel des TSA.
- Connaître les guides de pratiques les plus reconnus et les recherches les plus récentes dans ce domaine.
- Identifier les ressources les plus importantes pour aider le psychologue à mener une pratique professionnelle du diagnostic psychologique des TSA.
Cet atelier s’adresse aux psychologues qui possèdent une expérience clinique auprès d’enfants présentant un TSA et une connaissance des stades de développement de l’enfant.
Dre Garcin est directrice générale du Centre Gold, organisme sans but lucratif offrant des services spécialisés aux personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme et d’autres troubles du développement. Elle est également co-auteure du document « Guide des pratiques exemplaires canadiennes en matière de dépistage, d’évaluation et de diagnostic des troubles du spectre de l’autisme chez les enfants en bas âge ». Récemment, Dre Garcin a été nommée comme membre expert du Comité de surveillance des troubles du spectre de l’autisme de l’Agence de la santé publique canadienne.
Dr Frédérick Dionne, psychologueLa thérapie d’acceptation et d’engagement ou « ACT », est une approche prédominante dans le domaine des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) de troisième vague. La particularité de l’ACT comparativement à la TCC traditionnelle est de se fonder sur un modèle de compréhension du langage et de la cognition issu de la recherche fondamentale (théorie des cadres relationnels) et de valider empiriquement les processus de changement impliqués dans le traitement (acceptation, défusion, valeurs). L’ACT ne cherche pas à diminuer ou à contrôler les symptômes (pensées, sensations et émotions), elle vise à augmenter la flexibilité psychologique, c’est-à-dire la faculté d’être en contact avec le moment présent en toute conscience, pleinement ouvert aux pensées, sensations et émotions afi n d’agir en direction des valeurs personnelles (vie sociale et familiale, travail, études, etc). À l’aide d’exercices expérientiels, de présentations didactiques et de vidéos, cette formation présentera les aspects théoriques et pratiques de l’ACT.
- Situer la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) dans le courant de la troisième vague de TCC.
- Connaître la philosophie et la théorie sous-jacentes à l’ACT.
- Présenter le modèle de l’Hexafl ex et celui de la Matrice incluant plusieurs outils pratiques.
- Résumer les principales données probantes.
Les participants doivent avoir une connaissance de base de la thérapie cognitivo-comportementale.
Frédérick Dionne est psychologue au Centre hospitalier universitaire de Québec dans le domaine de la douleur chronique. Il a contribué à l’émergence des thérapies de troisième vague comme la thérapie d’acceptation et d’engagement et la pleine conscience (mindfulness) au
Québec. Il a publié divers articles dans le domaine et il offre régulièrement des conférences et des formations. Il est aussi directeur de l’Institut de formation en thérapie comportementale et cognitive (www.iftcc.com).
Cristel Neveu, psychologue, Centre de santé et services sociaux de Kamouraska
Dr Fabien Gagnon, psychologue et psychiatreCette formation vise à permettre aux participants de comprendre les enjeux des évaluations des troubles mentaux complexes, à partir du DSM-IV-TR. On verra au cours de cet atelier à aborder des situations cliniques comportant divers degrés de complexité. Le formateur proposera des cas cliniques, surtout d’adultes, mais aussi d’enfants ou d’adolescents, illustrant les subtilités rencontrées par les psychologues de différents milieux cliniques. Les participants pourront aussi soumettre des cas cliniques qu’ils auront préalablement pris soin de préparer. Comme il s’agit aussi d’un atelier interactif, les échanges avec le formateur et les discussions structurées visant à faire progresser la compréhension des cas cliniques seront encouragées.
- Repérer et distinguer les indices cliniques significatifs des symptômes psychologiques présentés.
- Identifier les moments de progression des hypothèses diagnostiques dans le suivi du client/du patient.
- Être en mesure d’illustrer les notions de simulation, de fabrication, d’exagération de symptômes dans le contexte clinique.
- Reconnaître l’importance de relativiser la notion de comorbidité des entités cliniques en axe I et en axe II.
- Être sensibilisé à l’importance de la rigueur clinique en entrevue et dans le rapport psychologique et à la souplesse dans la relation avec la personne examinée.
Pour optimiser l’apprentissage lors de cet atelier, les participants devraient posséder des connaissances de base et de préférence de niveau intermédiaire sur l’entrevue clinique diagnostique et l’utilisation du DSM-IV-TR, de même que sur les principales composantes du rapport psychologique.
Dr Fabien Gagnon est psychologue et médecin-psychiatre clinicien au CHUQ depuis plus de 25 ans. Il a un intérêt marqué pour la psychopathologie et la technique d’entrevue clinique. Il a enseigné à de nombreux groupes professionnels sur le DSM comme outil diagnostique et de préparation à l’intervention thérapeutique.
Dr Marc-Simon Drouin, psychologueLe concept d’alliance thérapeutique est au coeur des débats actuels sur l’efficacité thérapeutique. En quoi consiste l’alliance thérapeutique? Quelles en sont les différentes définitions et composantes? Quelles sont ses caractéristiques principales et son importance relative dans l’efficacité des grands modèles de psychothérapie ? Nous commencerons par faire un survol de ces questions pour nous intéresser plus précisément aux ruptures d’alliance. Nous tenterons de défi nir en quoi consiste une rupture d’alliance. Quel est son impact sur le processus thérapeutique et quelles sont les diverses stratégies envisageables pour réparer les ruptures d’alliance? Nous utiliserons plusieurs vignettes cliniques pour tenter d’illustrer ces ruptures d’alliance et leurs réparations. Nous utiliserons des exemples qui ne feront pas appel à un langage théorique particulier, mais qui mettent en évidence l’importance de la relation thérapeutique en psychothérapie.
- Connaître les différentes composantes de l’alliance.
- Comprendre la contribution de l’alliance dans l’efficacité thérapeutique.
- Savoir repérer les ruptures d’alliance.
- Saisir les modalités de réparation de ruptures.
Dr Drouin est professeur titulaire au Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il est également directeur du Centre de services psychologiques de l’UQAM. Ses travaux de recherches portent sur l’efficacité de la psychothérapie et sur les variables responsables du changement. Il s’intéresse également à la formation et au développement des thérapeutes. Il est superviseur-didacticien au Centre d’intégration gestaltiste de Montréal.
Dre Lina Normandin, psychologueCet atelier se veut une introduction au modèle de traitement des troubles sévères de la personnalité selon Otto F. Kernberg. On présentera les caractéristiques des patients qui, tout en présentant une symptomatologie dépressive ou anxieuse, souffrent d’un trouble sous-jacent dans l’organisation de leur personnalité, justifiant du même coup une évaluation diagnostique particulière et une forme modifiée de traitement psychodynamique. On passera en revue la méthode psychothérapique, tout en s’attardant de plus près à l’entrevue structurale qui concourt à l’élaboration du diagnostic, du contrat et du cadre psychothérapique. On s’arrêtera également aux diverses phases de la psychothérapie focalisée sur le transfert avec une attention particulière aux jeux des relations objectales activées dans la relation transférentielle et contretransférentielle. Une entrevue vidéo réalisée par le Dr Otto F. Kernberg sera présentée et analysée.
- S’introduire à la Thérapie focalisée sur le transfert.
- Connaître les principes d’un diagnostic qui porte sur l’organisation de la personnalité.
- S’introduire à l’évaluation structurale.
- Connaître les éléments essentiels du cadre thérapeutique et du contrat.
Dre Lina Normandin est professeure titulaire à l’École de psychologie de l’Université Laval. Elle dirige le groupe de formateurs agréés du Québec qui collabore avec le New York Personality Disorder Institute ayant développé la Thérapie focalisée sur le transfert sous la direction de Otto F. Kernberg. Elle participe actuellement aux efforts du groupe de New York pour adapter le modèle aux adolescents et à des mères qui souffrent d’un trouble sévère de la personnalité.
Dr Barry L. Duncan, psychologueForce est de constater que les abandons en cours de thérapie constituent un problème de taille, que bien des clients n’en retirent aucun bienfait et que l’efficacité varie considérablement d’un thérapeute à l’autre. Au-delà des approches théoriques, une pratique probante fournit une solution viable à ces problèmes. Elle permet de personnaliser les services selon la réponse au traitement et les préférences du client, de résoudre le problème des abandons prématurés de même que celui de l’efficacité variable du traitement et du thérapeute, et d’améliorer grandement les résultats de l’intervention. Les participants acquerront divers outils, dont un système facilement utilisable de techniques de rétroaction qui, très tôt en cours de traitement, avertit le clinicien des problèmes potentiels et l’aide à déterminer ce qu’il doit faire pour accroître son impact thérapeutique. À l’aide d’un processus transparent de rétroaction des clients, les participants apprendront des moyens d’approfondir la conversation thérapeutique, d’intensifier le pouvoir d’une alliance basée sur la collaboration et de mobiliser plus efficacement les ressources des clients au profit du changement.
- Connaître les différentes composantes de l’alliance.
- Connaître les cinq facteurs qui contribuent au changement dans le cadre d’une thérapie et savoir comment renforcer les facteurs curatifs qui interviennent déjà dans le travail clinique.
- Apprendre l’utilisation d’un système simple d’alertes précoces afin d’améliorer leur efficacité de façon significative en repérant tôt les clients qui ne répondent pas au traitement.
- Découvrir en quoi le fait d’obtenir une rétroaction des clients sur l’alliance et les progrès thérapeutiques permet au thérapeute de réaliser ce qu’il a toujours voulu faire : aider autant de clients que possible.
- Connaître les éléments essentiels du cadre thérapeutique et du contrat.
Dr Duncan est psychologue clinicien, chercheur ainsi que conférencier international détenant plus de 17 000 heures d’expérience clinique. Il est directeur de The Heart and Soul of Change Project, un projet de formation et de recherche conçu à partir de données probantes se concentrant sur l’efficacité de la thérapie ainsi que sur la diffusion de ses résultats. Il est l’auteur de plus d’une centaine de publications, dont 15 livres, dont le récent On Becoming A Better Therapist.
Mme Brigitte Lavoie, psychologue, CRHACe n’est pas parce qu’ils souffrent moins que les hommes consultent moins. À titre d’exemple, le suicide est la première cause de décès chez les hommes de 45 ans et moins. Dans les années 1990, plusieurs recherches nous ont appris ce que les hommes espéraient trouver lorsqu’ils faisaient appel à des services psychosociaux, exposant du même coup l’écart existant entre leurs besoins et l’offre de services actuelle. Malgré ces informations sans équivoque, les services tardent à changer. Cet atelier proposera une façon d’adapter l’évaluation et le traitement en fonction du genre. Les thèmes suivants seront abordés : premiers contacts, alliance thérapeutique, adhésion au traitement, importance de préserver la dignité, gestion de l’agressivité, adhésion rigide au rôle traditionnel masculin, durée moyenne des suivis, rôle des conjoints, retour au travail après un congé de maladie. Il ne s’agit pas ici de considérer les hommes comme un groupe homogène. Il s’agit plutôt d’offrir une meilleure adéquation entre l’offre de services et ce que l’on sait des besoins des hommes qui consultent, plus particulièrement les plus vulnérables. Voici un atelier qui vous aidera non seulement à déceler les signes précurseurs d’un confl it, mais surtout à désamorcer les situations confl ictuelles et à les transformer en collaboration!
- Connaître les besoins des hommes lorsqu’ils consultent des services psychosociaux et les facteurs de vulnérabilité les plus importants.
- Apprendre à utiliser certaines techniques utiles avec les hommes.
- Amplifier ce qui peut favoriser l’alliance thérapeutique et l’adhésion au traitement.
- Préserver la fierté et prévenir l’isolement pendant le traitement.
- Éroder les croyances les plus nuisibles.
Exerçant depuis 1989, Brigitte Lavoie a été psychologue et superviseure clinique en bureau privé et dans le cadre de différents programmes d’aide aux employés. Elle a notamment été conseillère clinique et directrice générale de Suicide Action Montréal et elle est co-auteure de la nouvelle grille d’estimation de la dangerosité du passage à l’acte suicidaire. Elle participe présentement à un programme de prévention de la détresse chez les policiers. Dans chacune des fonctions qu’elle a occupées, elle a contribué à améliorer l’offre de services aux hommes et aux garçons.
Mme Johanne De Montigny, psychologuePlusieurs cliniciens présument que la psychothérapie du deuil implique l’écoute active, la normalisation des réactions des personnes en deuil ainsi que la connaissance des étapes du deuil. Toutefois, offrir une thérapie efficace aux individus ayant perdu un être significatif peut s’avérer complexe et exiger du psychologue un haut niveau de compétence et d’expertise en matière d’évaluation, de diagnostic et de planification de traitement. Alors que la majorité des individus font preuve d’une résilience remarquable en surmontant le deuil, des études montrent que de 15 à 20 % des individus ayant perdu quelqu’un de proche éprouvent une douleur émotionnelle intense, une perte de sens ainsi qu’un fonctionnement social et professionnel altéré nécessitant une intervention psychologique qualifiée. Cet atelier s’inspire d’un modèle contemporain du deuil (théorie de reconstruction de sens) ainsi que de recherches et mettra en évidence l’évaluation, le diagnostic et le traitement du deuil compliqué. Des exemples de cas seront aussi présentés faisant le lien entre la recherche et l’application clinique.
- Identifier les manifestations psychologiques, physiques, cognitives et comportementales du deuil.
- Comprendre les principes de base de la théorie de reconstruction de sens reliée au deuil.
- Identifier les stratégies pour l’évaluation et le diagnostic du deuil compliqué comme distinctes du deuil normal ainsi que d’autres troubles psychologiques comorbides.
- Identifier les nouvelles tendances en psychologie du deuil fondées sur des données probantes pour leur application dans le cadre de la pratique individuelle et groupale.
- Proposer des stratégies de traitement psychothérapeutique pouvant s’intégrer en clinique.
Mme de Montigny est pyschologue en soins palliatifs et en suivi de deuil à l’Hôpital général de Montréal, au Centre universitaire de santé McGill et en cabinet privé. Elle est aussi chargée de cours au certificat de gérontologie à l’Université de Montréal (« Le mourir et l’interdisciplinarité »), en plus d’être conférencière et auteure.
Chistopher MacKinnon, psychologue, Hôpital général de Montréal
Dr Gilles Côté, psychologueDeux grandes approches caractérisent actuellement l’évaluation du risque de comportements violents : les approches actuarielle et clinique basées sur le jugement professionnel structuré. Quelles sont les caractéristiques qui les distinguent? À quel cadre conceptuel celles-ci correspondent-elles? Qu’est-ce qui est désigné par « approche centrée sur les variables » et « approche centrée sur la personne »? En quoi les instruments développés peuvent-ils aider à structurer la démarche d’évaluation et de compréhension du risque de comportements violents? Au-delà des instruments reconnus, il s’agit aussi d’identifier les tendances qui se développent dans le cadre de l’évaluation et de la gestion du risque de comportements violents. L’atelier abordera diverses composantes de l’évaluation du risque de comportements violents. La fenêtre temporelle de l’évaluation (risque immédiat, à court, moyen et long termes), de même que le contexte de prise en charge (milieu fermé ou communautaire), seront des aspects pris en compte.
- Identifier sa position de départ dans l’évaluation du risque de comportements violents.
- Identifier les enjeux contemporains autour de l’évaluation du risque de comportements violents.
- Identifier les cadres conceptuels derrière les stratégies d’évaluation du risque de comportements violents.
- Saisir l’importance du contexte dans l’évaluation et la gestion du risque de comportements violents.
Diplômé de criminologie et de psychologie, Dr Côté est professeur au Département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières, professeur associé au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal et au Département de psychologie de l’Université de Sherbrooke, en plus d’être chargé d’enseignement à l’Université de Mons (Belgique). Il est également directeur du Centre de recherche de l’Institut Philippe-Pinel de Montréal.
Dre Marika Audet-Lapointe, psychologueCet atelier interactif vise à sensibiliser et à initier le psychologue intéressé aux réalités de l’oncopsychologie. À travers un aperçu des données probantes et des réflexions cliniques, le participant sera amené à réfléchir sur ses conceptions de l’oncopsychologie. Cet atelier présentera :
- une réflexion quant aux concepts de stress et de cancer;
- un état des faits entourant la santé psychologique des personnes touchées par le cancer;
- les effets psychologiques secondaires aux traitements oncologiques (chemo brain).
Un canevas d’évaluation de la santé psychologique du patient ainsi que différentes pistes d’intervention entourant les défis psychologiques les plus fréquents en oncologie seront proposés. Cet atelier se veut didactique et réflexif.
- Démystifier faits et croyances en oncopsychologie.
- Reconnaître les défis psychologiques en oncologie.
- Préciser le rôle du stress en oncologie.
- Acquérir des outils d’évaluation et de traitement.
Dre Audet-Lapointe est présidente de PSYmedicis, psychologue à la clinique d’oncopsychologie de PSYmedicis, chargée de cours à l’Université de Montréal, conférencière et consultante en oncopsychologie. Ses intérêts en oncologie portent sur la neuro-endo-immunologie du stress humain et des émotions, la neurotoxicité des traitements et le développement de traitements psychologiques novateurs. Dre Audet-Lapointe est aussi présidente du Regroupement des oncopsychologues du Québec (ROPQ).
Dre Nathalie Dinh, psychologueCet atelier s’appuie sur le postulat suivant : les humains sont semblables dans les profondeurs de leur psychisme, mais les particularités culturelles sont incontournables si l’on veut intervenir cliniquement d’une façon qui prenne sens pour chacun d’eux. Comment donc prendre cette dimension au sérieux et engager une intervention clinique de qualité? La littérature scientifique fourmille d’approches qui incluent cette dimension. Comment faire un choix éclairé? Existe-t-il une approche qui les transcenderait toutes et qui me permettrait, comme psychothérapeute, d’ajuster mon intervention à chaque situation? Dans la première partie de l’atelier, un cadre et un outil d’évaluation seront proposés pour organiser les approches en fonction du rapport à Soi et du rapport à l’Autre. Dans la deuxième partie, les enjeux rencontrés dans la pratique seront partagés et discutés.
- Être en mesure de distinguer les différentes approches cliniques interculturelles.
- Apprendre un outil d’évaluation (le Guide de la formulation culturelle du DSM-IV).
- Partager les enjeux rencontrés dans les pratiques sur le plan culturel.
- Partager les bonnes pratiques relativement à ces enjeux.
Dre Dinh est conseillère-cadre et chef de la psychologie au Centre hospitalier de St-Mary, professeure adjointe à l’Université McGill et consultante pour le Service de consultation culturelle de l’Hôpital général juif à Montréal. Elle travaille à la formulation de traitements culturellement sensibles à la clientèle, notamment l’intégration des instruments d’évaluation et les approches psychothérapeutiques.
Yvan Leanza, professeur agrégé, École de psychologie de l’Université Laval
Ghayda Hassan, professeure au Département de psychologie, Université du Québec à Montréal
Margaret O’Byrne, chef de la psychologie, Institut universitaire en santé mentale Douglas